Depuis l’année académique dernière, le centre académique des Études africaines de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts « Beit al-Hikma », s’intéresse aux activités autour des problématiques de l’esclavage, les mécanismes menant à son abolition et les répercutions actuelles. Dans le cadre de ces évènements scientifiques, intellectuelles et artistiques, une soirée a été organisée le 4 février 2026.
Le président de l’Académie tunisienne « Beit al-Hikma », le professeur Mahmoud Ben Romdhane a inauguré la rencontre par un discours sur les activités du centre dédié à la recherche scientifique sur les questions africaines. Il a souligné que la création d’un centre académique témoigne d’une intentionnalité scientifique afin de construire une approche fondée sur le savoir et la justice. Et dans le même contexte, le directeur du centre, le professeur Abdelhamid Henia a donné une conférence sur l’exception tunisienne avec le règne d’Ahmed Bey (1837-1855) et son équipe réformiste (Içlahˈiste). Il a commencé par expliquer les raisons justifiant la reconnaissance de cette exception, et il a remis en question les raisons qui avaient poussé Ahmed Bey à abolir l’esclavage, se demandant s’il subissait des pressions extérieures.
Et dans le contexte de la démonstration de l’exception tunisienne, il a cité plusieurs justificatifs, telles que le contexte spécifique et l’ampleur des contraintes locales, régionales et internationales. Malgré ces difficultés, la décision politique tunisienne d’abolir l’esclavage a été maintenue. Selon le conférencier, l’un des facteurs de cette exception est l’audace de la pensée réformiste illustré par les écrits de Kheireddine Ettounsi. Il a conclu que les mesures visant à interdire toute forme d’esclavage découlaient d’un mouvement réformiste national indépendant de toute pression extérieure.
L’activité comprenait une projection de film intitulé « La liberté en acte », réalisé par Hichem Ben Ammar. Ce film fait partie des activités organisées par l’Académie Tunisienne Beit al-Hikma » en partenariat avec l’UNESCO sur les études africaines. Il a abordé le problème de l’esclavage et ses conséquences en Tunisie, en présentant des analyses académiques de chercheurs spécialistes des civilisations et des sciences humaines, ainsi que des témoignages de personnes impliquées dans des pratiques discriminatoires et racistes.
Le film documente ainsi les aspects économiques, sociales et politiques de l’esclavage.

La thématique du film :
En 1846, la Tunisie devient le premier pays du monde arabo-musulman à abolir officiellement l’esclavage. La Liberté en acte revisite cet événement fondateur à travers une écriture cinématographique sensible et minimaliste. Images d’archives, peintures, gravures, cartes animées et paroles contemporaines se répondent pour redonner chair à une histoire longtemps occultée.
Le film interroge les ressorts politiques, économiques et théologiques de cette abolition pionnière, tout en donnant voix aux figures oubliées, aux résistances silencieuses et aux héritages toujours vivants. Entre rigueur chronologique et poésie visuelle, il éclaire une page méconnue de l’histoire tunisienne et l’inscrit dans une réflexion universelle sur la liberté, la dignité et la mémoire.


La Presse 10-02-2026

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